Bleus : l’absence de Risser révèle un vrai souci
Blessé et absent du rassemblement de l’équipe de France, Robin Risser (21 ans) ne cache pas seulement un pépin physique. Son forfait met en lumière une inquiétude plus profonde : la fragilité du vivier français au poste de gardien.
Une relève trop limitée
Si des jeunes comme Risser ou Guillaume Restes offrent des perspectives, le réservoir reste mince. Plusieurs formateurs tirent la sonnette d’alarme. Alfred Dossou‑Yovo, ancien mentor de Mike Maignan, pointe le manque d’accompagnement dans les clubs amateurs : « Dès 9, 10 ou 11 ans, certains gardiens restent sur le bord du terrain, attendant quelques ballons. »
Formation trop tardive
Souvent, les entraînements spécifiques ne commencent qu’en U17 ou U19, un âge jugé trop tardif. Résultat : lassitude, abandon et un déficit de gardiens formés au haut niveau.
Des choix de carrière discutés
Certains jeunes portiers, comme Illan Meslier ou Ewean Jaouen, privilégient un rôle de doublure en Angleterre plutôt qu’un temps de jeu régulier en Ligue 1. À l’inverse, Risser a choisi de rester au RC Lens, refusant la Juventus, Aston Villa ou le PSG, pour accumuler de l’expérience.
Une promesse mais pas une solution
Risser incarne une vraie promesse pour les Bleus, mais son cas ne doit pas masquer la réalité : derrière quelques talents, la France peine à faire émerger une génération solide de gardiens. Le problème est structurel et commence bien avant Clairefontaine.








