Mercredi soir, dans les salons de l’Hôtel Meliá Castilla de Madrid, Florentino Pérez a officiellement ouvert sa campagne pour la présidence du Real Madrid. À 19h08 précises, le président sortant a fait son entrée sous deux minutes d’applaudissements et des chants « Florentino, Florentino », devant un auditoire de 1 800 personnes. Soutenu par des légendes comme Ronaldo, Roberto Carlos, Pirri ou encore Santiago Solari, Pérez a livré un discours offensif, près de cinq heures après la présentation de son rival Enrique Riquelme.
Une contre‑attaque frontale
Dès les premières minutes, Pérez a justifié la tenue d’élections anticipées, dénonçant une campagne orchestrée pour déstabiliser le club. Il a balayé les accusations de verrouillage démocratique : « C’est un club démocratique et transparent. Les seuls propriétaires sont les socios. » Puis, sans nommer directement Riquelme, il a associé sa candidature à l’ère sombre de Ramón Calderón, accusant son entourage de vouloir « se servir du Real Madrid » plutôt que de le défendre.
Les finances de Riquelme ciblées
Le président a ensuite attaqué son adversaire sur le terrain économique. Citant une information de Bloomberg, il a dénoncé un prêt contracté par Riquelme à un taux de 54 %, dissimulé à la CNMV : « Quelle solvabilité pour présider le Real Madrid ? » Pérez a insisté sur l’absence de garanties bancaires obtenues par son rival, mettant en doute sa capacité à gérer les finances du club.
La propriété des socios réaffirmée
Face aux accusations de privatisation, Pérez a réaffirmé son attachement au modèle associatif : « Les socios sont et seront les propriétaires de notre club. Nous voulons aller plus loin : donner la propriété réelle du patrimoine aux socios, juridiquement et économiquement. »
Le projet Bernabéu Infini avec Apple
Sur le plan sportif et institutionnel, Pérez a rappelé les 6 Ligues des champions en 10 ans et annoncé une innovation majeure : le Bernabéu Infini, en partenariat avec Apple. Ce projet vise à offrir une immersion totale aux supporters du monde entier, leur permettant de vivre les matchs comme s’ils étaient au stade.
L’affaire Negreira, combat ultime
Enfin, Pérez a conclu sur un ton indigné en évoquant l’affaire Negreira, scandale arbitral impliquant le FC Barcelone : « L’affaire Negreira est la plus grande tâche de l’histoire du football. » Il a rappelé que le Real Madrid est le seul club espagnol à s’être porté partie civile et a promis d’aller jusqu’au bout devant l’UEFA.



