« Samuel Eto’o met les choses au clair sur les salaires des coachs »

Samuel Eto’o : « La Fécafoot paie les salaires des sélectionneurs »

Le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot), Samuel Eto’o, a annoncé un tournant majeur dans la gestion du football national. L’ancien capitaine des Lions Indomptables a révélé que l’institution qu’il dirige prend désormais en charge les salaires de tous les sélectionneurs des équipes nationales, une décision qui marque une volonté d’autonomie financière et de responsabilisation.

Une Fécafoot qui veut s’assumer

Lors d’un échange public à Yaoundé, Eto’o a expliqué que cette mesure vise à alléger la charge de l’État et à démontrer que la Fécafoot commence à disposer des moyens nécessaires pour se prendre en main.

« Quand nous sommes arrivés à la tête de la Fédération, j’ai vu comment les choses se faisaient. Ce n’était pas possible de continuer ainsi, en demandant toujours à l’État de payer toutes les dépenses des équipes nationales. Nous avons commencé à changer. Aujourd’hui, c’est nous qui payons les salaires des sélectionneurs », a-t-il déclaré.

Pour lui, cette évolution n’est pas une opposition à l’État, mais plutôt un acte de maturité institutionnelle.

« Nous sommes Camerounais et nous croyons à l’État. Mais c’est aussi une manière de dire : vous avez suffisamment fait, laissez-nous vous montrer que nous avons grandi », a ajouté le triple champion d’Europe.

Une vision de réforme et de responsabilité

Eto’o insiste sur le fait que cette nouvelle approche s’inscrit dans une logique de réforme structurelle du football camerounais. Selon lui, la Fécafoot doit désormais fonctionner comme une entité capable de générer ses propres ressources et de gérer ses obligations sans dépendre systématiquement des fonds publics.

Pas d’opposition à l’État

Face aux critiques qui l’accusent de s’opposer aux autorités, Eto’o a tenu à clarifier sa position :

« Certains disent qu’il s’oppose à l’État. Mais l’État, c’est vous, c’est moi. Ce sont ceux qui ont la confiance du chef de l’État pour gérer ces missions. Ces responsables peuvent se tromper, comme nous tous. Mais si on laisse quelqu’un continuer à se tromper, on devient complice de l’échec. »

L’ancien attaquant vedette rappelle que sa mission à la tête de la Fécafoot repose sur un programme de réforme validé par les délégués de l’assemblée générale.

« Le chef de l’État a confié une mission à des personnes, et 84 ou 86 personnes m’ont confié une mission sur la base d’un programme que j’ai présenté. »

Une nouvelle ère pour le football camerounais

Cette déclaration marque une étape importante dans la volonté de Samuel Eto’o de moderniser la gestion du football camerounais. En assumant directement les salaires des sélectionneurs, la Fécafoot affirme son ambition de devenir une institution financièrement stable et indépendante, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène nationale et internationale.

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